Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir de rencontrer Michel, qui m’a accordé une interview. malheureusement, elle n’a pas été sélectionnée pour le magazine de l’école.
Michel D’Anastasio
Michel d’Anastasio, artiste calligraphe de 41 ans, exerce son art à paris depuis une dizaine d’années.
C’est un homme charismatique, et passionné qui n’a de cesse d’essayer de nouvelles choses, d’expérimenter son art, de le pousser toujours plus loin. Avant la calligraphie hébraïque, Michel s’est essayé à la calligraphie chinoise, qu’il a abandonné dû au barrage de la langue. Il s’investit à fond et doit comprendre la langue, avant de travailler les signes, ce que ne lui permettait pas le chinois.

Michel a toujours été passionné par la calligraphie, il dit lui même, que tout jeune, il ne lisait pas le sens des mots mais leurs formes.
Il entreprend des études à l’école Estienne à Paris, en tant que maquettiste PAO puis se professionnalise durant 7 ans en agence sur la création de sites internet.
Il se lance en 1997 à son compte pour se consacrer entièrement à sa passion, ne pouvant vivre exclusivement de ses œuvres, il travail en tant que DA indépendant.
Son travail des signes calligraphiques se fait naturellement, en laissant volontairement la typographie de côté qui, selon lui, est trop monotone, ne voulant pas travailler exclusivement sur les montantes, les descendantes et l’œil des lettres.
Après des recherches personnelles l’emmenant à Malte, il tombe amoureux, presque par hasard, des signes hébreux. « A la sortie de l’avion, je me suis retrouvé assaillit par ces signes, leur droiture mais aussi par leur sens spirituel et religieux que dégagent chaque lettre. »
Dans son travail, il s’inspire de textes anciens et du monde religieux, en expliquant que, l’hébreux est une écriture proche de la religion; Il examine la finesse des signes, leur élégance, il souhaite maitriser les contours de l’alphabet hébraïque pour le moderniser selon ses souhaits et ainsi donner une puissance aux lettres. Il modernise la lettre par l’utilisation de techniques très moderne comme « Le Coca-pen» l’utilisation d’arabesques qui jouent avec le signe.
Le travail de Michel se divise en deux parties majeures. La première étape, est le travail du signe sur papier, le plus souvent une simple feuille de 300 gr/m2 au format 56 x 76 cm. Ensuite il prend en photo le résultat de sont travail, ce qui aboutira à l’œuvre final. Michel est donc non seulement calligraphe mais aussi photographe. Il travaille essentiellement sur papier et moins sur toile car, pour lui, une toile est trop difficile à vendre, c’est pourquoi, il a opté pour un support plus moderne que l’on retrouve dans la photographie.
Dans cette modernité, et grâce à son bagage en agence, il expose son art au multimédia, par la création de jeux flash ainsi que des supports liés au net comme des logos (Maiaction, Buzzee, Travel team), des sites internet et des plaquettes (Easy Tiers payant), sans oublier que son but premier est d’y travailler le « signe ».
Aujourd’hui, Michel, continu son travail et souhaite le pousser vers un signe hébreux plus contemporain, par des compositions graphiques encore plus modernes.
Il nous à avoué également avoir envie de s’essayer à la calligraphie Arabe qui est issue de la même souche, l’Araméen mais qui est pourtant très différente graphiquement que l’Hébreux.
Christophe Paquet,